Mythologies

Les mythologies grecque et romaine  étant les plus connues dans notre monde occidental, autant commencer par celle-ci;

En guise de mise en bouche, une image qui résume bien la complexité et la multitude des liaisons entre chaque divinité, héros ou simple mortel que l’on trouve dans les  mythologies (grecque ici, et romaine)

Voici quelques légendes qui me plaisent particulièrement….

 

PSYCHE.


Psyché
L’enlèvement de Psyché
d’après BOUGUEREAU (© CP)

 

Psyché (Ψυχη) épouse d’Eros (Cupidon), est la personnification de l’âme représentée avec des ailes d’un papillon.Psyché est l’une des trois filles d’un roi, si belle que tous les habitants du royaume l’adoraient et qu’Aphrodite en était jalouseau point de vouloir tramer sa perte.

 

L’AMOUR D’EROS.

 

Elle envoya Eros avec comme mission de lui inspirer l’amour pour l’être le plus hideux de la terre. Mais tel est pris (épris?) quicroyait prendre: Eros tombe lui aussi sous le charme de Psyché. Il demanda à Apollon de donner un oracle au roi lui prescrivantd’exposer sa fille sur un rocher. Là vêtue de noir, soumise, elle attend la venue du monstre mais c’est le souffle léger de Zéphyrqui l’emporte vers un palais mystérieux. Elle est la seule habitante de ce palais merveilleux où les portes sont ornées de pierres précieuses et où le dallage du sol est d’or pur.Jamais elle ne peut voir le maître de céans mais il lui rend visite toutes les nuits, et lui promet que leur bonheur durera toujours,à la condition qu’elle ne cherche pas à voir le visage de son amant. Mais les sœurs de Psyché la persuadent qu’elle est aimée d’un monstre. Une nuit, elle allume une lampe. Tandis qu’elle contemple avec ravissement la beauté de son amant, une goutte d’huile tombe sur lui. Il se réveille et s’enfuit, alors disparaît le palais enchanté.

 

LA VENGEANCE D’APHRODITE.

 

 

Psyche
Psyché dans le jardin d’Eros
d’après WATERHOUSE
© Harris Museum , Preston, GB

 

Commence pour Psyché une série d’épreuves, dont elle se tire grâce à l’appui secret d’Amour et la ténacité de son amour.
Chassée de toutes parts, elle arrive finalement dans la demeure de sa rivale : Aphrodite. Cette dernière l’accable de mille tourments, la retient comme esclave et lui impose quatre épreuves réputées impossibles. Mais à chaque fois quelqu’un sera là pour l’aider. Ainsi, elle trie des graines mélangées de toutes espèces à l’aide de fourmis, elle rapporte la laine d’or de moutons féroces, elle puise l’eau inaccessible du Styx avec l’aide de l’aigle de Zeus.Pour la dernière épreuve, Psyché doit se rendre aux enfers demander à Perséphone un précieux flacon contenant une lotion de beauté, mais il lui est recommandé de ne pas l’ouvrir et de ne pas partager le repas de Perséphone. Normalement, nul mortel ne pouvait se rendre aux enfers sous peine d’être dévoré par son terrible gardien : Cerbère. Pour passer la porte des enfers sans dommage, Psyché donne au monstre un gâteau trempé dans du vin drogué qui l’endormit. Elle n’oublie pas de prendre deux pièces de monnaie pour payer Charon à l’aller et au retour.

 

Psyché
Psyché ouvre la boite
d’après WATERHOUSE (CP)

 

Mais au retour, Psyché est à nouveau perdue par sa curiosité; elle débouche le flacon, une fumée noire se répand et se dépose sur son visage qui devient hideux. En se regardant dans un miroir Psyché s’évanouit. Cependant, Eros ne l’a pas oubliée, il l’éveille d’une piqûre de ses flèches et lui rend sa beauté première. Enfin, Zeus intervient et Aphrodite pardonne: Zeus accorde son pardon à Éros et convoque les dieux pour célébrer l’immortalité de Psyché et le mariage du couple.Les jeunes mariés auront une fille : Volupté (Hêdonê en grec) .

 

CONCLUSIONS

 

Le mythe de Psyché symbolise la destinée de l’âme déchue, qui, après bien des épreuves, s’unit pour toujours à l’amour divin. Lesnéo-platoniciens y virent la promesse d’une renaissance, d’une vie future, d’un bonheur éternel. Psyché, souvent représentée avec des ailes de papillon, avait en effet le papillon pour symbole. Le charmant récit d’Apulée,

 

(Métamorphoses IV-28 à VI-24), a fait connaître l’interprétation populaire de cette allégorie.

 

( pris sur le site http://mythologica.fr/grec/psyche.htm )

 

LES TROIS GRÂCES


 

 


 

Les CHARITES   chez les Grecs  sont   assimilées  chez les Romains aux TROIS GRACES  .

 

Ce sont  des divinités  personnifiant le don de la vie  et tout ce qui peut apporter le bonheur  :    l’amour et l’amitié , la beauté , l’Art ,la jeunesse , la douceur . Elles  président  toutes les activités festives, d’où leurs représentations en danses ,  en jeux, en festins.

 

les-trois-graces—jean-baptiste-regnault

 

Les Grecs juraient par les Charites et ouvraient le repas en vidant une coupe en leur honneur. Dans les temps primitifs, on n’honorait à Sparte  deux Charites : Cléta (bruit) et Phaenna (éclat) Chez les Athéniens,  elles portaient les noms d’Auxo (qui croît) et Hégémone (conductrice). Hésiode  porte leur nombre à trois :  EuphrosyneThalieAglaé.

 

Symbolique des  Trois Grâces

 

  • Euphrosyne est la joie poussée à son sommet, l’allégresse, la joie de vivre que l’on ressent dans un banquet
  • Thalie est la personnification de l’abondance
  • Aglaé est la beauté dans ce qu’elle a de plus éblouissant, la splendeur.   On la nomme  parfois «  Charis » .  Il s’agit de la plus jeune et serait  selon Hésiode  l’épouse d’Héphaïstos à la place d’Aphrodite, dont elle est  la messagère .

 

 

 

 

Ensemble, elles incarnent  donc   l’intensité  et l’exaltation de la  vie. Leur nom signifie « don »   offrant  à chacun le bonheur auquelil peut prétendre : la plénitude du cœur et des sens  pour tous ,  mais aussi  la gloire pour le guerrier, l’autorité pour le chef.

 

REPRESENTATION

 

Comme tous les dieux et déesses, elles sont éternellement jeunes et belles : elles ont une vingtaine d’années, âge qui selon les Grecsest celui de la plénitude. On les représente souvent  dansant ; leur  chorégraphie   , dirigée par Apollon qui joue de la cithare,  est rythmée, régulière , ordonnée  , jamais débridée, au contraire des Ménades . L’une tient des roses, l’autre, un dé à jouer, et la troisième, une branche de myrte  et les trois tiennent chacune une pomme. Traditionnellement, elles sont d’abord vêtues , sans ceinture,  voilées puis plus tard, elles apparaissent nues les mains entrelacées  et formant une ronde.

 

CULTE

 

Elles font partie du cortège d’Apollon mais aussi d’Aphrodite ou de Dionysos. Elles ont des temples à Delphes et Elis .  Le fleuve Céphise près de Delphes leur est consacré. Les fêtes humaines qu’elles président ne se font qu’à certains moments de l’année, à des dates réglées à l’avance.

 

VOCABULAIRE

 

  • Gratia (latin) signifie : manière d’être agréable de l’un envers l’autre. Agrément que  quiconque  peut trouver chez autrui,  de toutes les manières possibles d’où, au final, l’expression qui marque le remerciement «  rendre grâce » « savoir gré »  « agréer » « être agréable » Le don que l’on fait à l’autre ou que l’autre nous fait
  • Charis (mot grec)  :     ce mot a donné « charisme » et « charismatique » en français .Il signifie « grâce de la beauté » mais aussi « grâce de la bienveillance, faveur accordée ou reçue , reconnaissa nce pour une  faveur  » «  respect ». Les Charites sont le don , le plaisir  ressenti  à donner ou à recevoir , et le lien qui les unit «  la reconnaissance » Pour nous,  le charisme  est « la fascination qu’exerce un homme sur un groupe, l’autorité naturelle, reçue comme une grâce mystique ».
  • Euphrosyne : elle réjouit l’âme par des  banquets . Ce mot veut dire «  joie, bonne humeur » mais aussi «  bienveillance de l’hospitalité »
  • Thalie :  elle  inspire la joie  de l’a bondance , de la bonne chère  . Son nom signifie à l’origine « la florissante » puis  « l’abondance » »la vigueur de la jeunesse » Thalie est aussi le nom de la muse de la Comédie.
  • Aglaé :  elle resplendit de  beauté. Ce nom  veut dire «  l’éclat  de la parure ».

 

 

(article provenant du site http://in-medias-res.over-blog.com/article-les-trois-graces-505011

 

 

CASSANDRE

 

 

 

( source wikipédia )

Dans la mythologie grecqueCassandre (en grec ancien Κασσάνδρα / Kassándra) est la fille de Priam (roi de Troie) et d’Hécube. Elle porte parfois le nom d’Alexandra en tant que sœur de Pâris-Alexandre. Elle reçut d’Apollon le don de prédire l’avenir, mais elle se refusa à lui, et le dieu décréta que personne ne croirait à ses prédictions. Certaines sources en font également la sœur jumelle du devin Hélénos. La tragédie d’EschyleAgamemnon, montre tout son désespoir et son impuissance face à ses pouvoirs divinatoires. Dans Les Troyennes d’Euripide, Cassandre surgit toute tremblante d’une tente et, telle une folle, prédit à Clytemnestre le matricide qui l’attend. Cassandre apparaît également sous le nom d’Alexandra, qui donne le titre au long poème tragique de Lycophron de Chalcis. Le philosophe latin Sénèque, dans sa pièce de théâtre Agamemnon, écrit le désespoir de Cassandre après la perte des siens lors de la guerre de Troie (v. 695-709). Nous retrouvons enfin Cassandre dans l’Énéide du poète latin Virgile.

  Ajax attrape par les cheveux Cassandre cramponnée au Palladium.

                            ASCLEPIOS.

 ATTRIBUTS

Ses attributs étaient le serpent, le coq, le bâton, la coupe.

LEGENDES
Asclepios
Asclépios (Naples)

Suivant la légende la plus répandue, il était fils d’Apollon et de Coronis qui était la fille de Phlégias roi des Lapithes. Coronis était déjà enceinte d’Apollon quand elle prit pour nouvel amant un arcadien du nom d’Ischys. Apollon fut averti de son infortune grâce à son don de divination ou bien par l’indiscrétion d’une corneille qui était blanche à cette époque. La pauvre corneille fut maudite et depuis ce jour là son plumage devint noir. Apollon conta sa mésaventure à sa sœur Artémis qui cribla de flèches l’infidèle Coronis ou bien c’est lui même qui tua Coronis et Ischys. Le corps était déjà sur le bûcher funéraire lorsqu’Apollon réalisa que son amante était enceinte et arracha son fils du ventre de sa mère et des flammes. Dans une autre version Coronis accoucha normalement alors qu’elle visitait Epidaure en compagnie de son frère. On raconte aussi qu’il était le fils d’Arsinoé la fille de Leucippos.

Esculape
Enfants au temple d’Esculape d’après WATERHOUSE (CP)

Le petit Asclépios fut recueilli par un berger qui le nourrit du lait de ses chèvres et plus tard Apollon confia son fils au Centaure Chiron qui lui apprit l’art de la médecine. Athéna lui donna deux fioles contenant du sang de Méduse. L’une permettait de tuer et l’autre de ressusciter les morts. Asclépios s’en servit à plusieurs reprises (Lycurgue, Capanée, Tyndare, Hippolyte…) mais Hadès se plaignit à Zeus que l’ordre du monde risquait d’en être changé et ce dernier foudroya Asclépios. Cet acte mit Apollon en colère et il alla tuer les Cyclopes qui avaient simplement forgé la Foudre. Et pour finir Zeus envoya Apollon comme esclave chez Admète.Toutefois Zeus rappela Asclépios à la vie sous la forme d’un serpent, réalisant ainsi la prophétie de la fille de Chiron qui avait prédit qu’Asclépios deviendrait un dieu. Asclépios fut considéré comme un dieu des plus populaires. Il épousa Epioné, la fille du roi de Cos dont il eut quatre filles et deux fils qui l’aidèrent dans son entreprise.

CULTE

Ses principaux sanctuaires (Asclépieia) étaient ceux de Tricca, de Cos, de Pergame, d’Athènes et d’Epidaure. Le culte, à cet endroit, était fort réputé. C’est à Epidaure que l’on venait chercher la guérison, en suivant des règles strictes. Des serpents non-venimeux se promenaient dans le temple d’Asclépios en toute liberté. Asclépios apparaissait alors en songe aux prêtres et leur révélait le remède qui rendait la santé. Les descendants d’Asclepios, les Asclépiades, formèrent une confrérie, avec ses rites secrets. Hyppocrate, le grand médecin de l’antiquité, passait pour un descendant d’Asclépios. Le culte d’Esculape fut introduit à Rome en 290 av.notre ère lors d’une épidémie de peste. On éleva un temple au dieu sur une île du Tibre. Plus tard on le confondit souvent avec Sérapis.

                             NYX.

 

Nyx est la déesse de la Nuit. C’est la fille du Chaos et la sœur d’Erèbe.
Sa demeure se trouve au delà du pays d’Atlas, à l’extrême Ouest.

Elle engendra à son tour des abstractions .

Nyx, Henri Fautin-Latour, Musée d’Orsay, Paris

Elle engendre avec Érèbe :

  • Éther, la partie la plus brillante de la haute atmosphère ;
  • Héméra, le Jour.

Puis seule :

Selon d’autres sources elle serait aussi la mère :

  • des Hespérides, gardiennes des pommes d’or ;
  • des terribles Moires, tisseuses du destin des hommes et des dieux ;
  • de Némésis, la Vengeance et la Justice Divine ;
  • des Érinyes, divinités persécutrices ;
  • des Kères, les Esprits des morts violentes ;
  • d’Éris, la Discorde ;
  • de Lyssa, la Colère ;
  • d’Hécate, la déesse de la sorcellerie ;
  • du Styx, un autre fleuve des Enfers.


2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. rollandstgelais
    Nov 01, 2011 @ 18:57:35

    C’est vraiment très instructif. Bravo!

    Réponse

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